Shoparize : le CSS, la révolution des LLM et le Power 100
Rédigé par Richard Towey le 6 minutes de lecture
Le directeur commercial de Shoparize retrace l'évolution de l'entreprise et évoque l'avenir de la découverte de produits, du parcours client et des stratégies Google Shopping après son entrée dans l'Awin Power 100.

Shoparize est un éditeur CSS (comparateur de prix) mondial, qui gère des campagnes Google Shopping et Bing Shopping sur une base CPA (coût par acquisition) pour aider les commerçants à retrouver une marge de manœuvre dans les enchères Google Shopping après des années de hausse continue du coût par clic.
Outre son site web de comparaison de prix, l'entreprise est présente dans 21 pays européens, et prévoit d'en étendre le nombre à 36 d'ici la fin de l'année. Elle s'implante désormais aux États-Unis.
Nous avons rencontré Joep van den Boer, directeur commercial de Shoparize, lors de l'événement ThinkTank Americas organisé par Awin à Chicago, afin d'évoquer les débuts de l'entreprise, la manière dont elle utilise Mastertag d'Awin, et les raisons pour lesquelles les marques doivent adopter une stratégie LLM pour éviter une double perte de trafic.
Découvrez l'intégralité de l'entretien de Joep ci-dessus, ou consultez le résumé ci-dessous.
Félicitations pour votre entrée dans l'Awin Power 100 ! Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste Shoparize ?
Nous sommes un éditeur CSS international, ce qui signifie que nous gérons des campagnes Google Shopping et Bing Shopping sur une base CPA. Cela aide les commerçants qui ont constaté d'importantes hausses annuelles du CPC ces derniers temps à retrouver une certaine marge de manœuvre dans les enchères Google Shopping.
Parallèlement à ces deux volets de notre activité principale, nous gérons également un site web de comparaison de prix. Tout cela est actuellement disponible dans 21 pays européens, et nous allons étendre cette offre à 36 pays d'ici la fin de l'année. Par ailleurs, nous sommes également en train de nous implanter aux États-Unis, d'où notre présence ici à Chicago !
Comment ça a commencé ? Quelles ont été les premières étapes ?
Chaque fondateur a une version de son histoire bien rodée et aboutie, mais la façon dont il crée réellement son entreprise est toujours un peu différente de ce à quoi on pourrait s'attendre.
Nous avons commencé en 2013. Nos fondateurs ont lancé un site web de comparaison de prix avec probablement le nom le plus néerlandais que vous puissiez imaginer : Kiesproduct. Il n'aurait peut-être pas marché aussi bien sur d'autres marchés…
Puis, en 2017, une importante décision de justice de la Commission européenne a été prise contre Google, ce qui a, de fait, mis fin à sa domination absolue sur Google Shopping et le marché des comparateurs de prix
La première chose que nous avons faite a été de renouveler notre image de marque, car nous savions que nous allions nous développer à l'international. Nous avons d'ailleurs été l'une des premières entreprises à saisir cette opportunité offerte par Google Shopping.
À partir de ce moment-là, l'entreprise s'est davantage orientée vers une activité axée sur les performances via Google Shopping et Bing Shopping. Nous gérons toujours le site web de comparaison de prix, mais la majorité de notre chiffre d'affaires provient désormais des canaux de vente en ligne.
Vous avez commencé à utiliser le Mastertag d'Awin assez récemment. Comment l'utilisez-vous chez Shoparize ?
Nous proposons pour le moment deux intégrations Mastertag. L'une d'entre elles concerne un tout nouveau produit que nous allons probablement annoncer prochainement, mais la principale concerne le CSS.
Pour l'expliquer plus clairement : nos données nous permettent d'identifier les acheteurs potentiels qui ont une réelle intention d'achat. Nous pouvons notamment voir combien de pages de produits une personne consulte, et si elle consulte ou non le panier. Si nous récupérons ces données, nous pouvons proposer les bons produits au bon utilisateur au bon moment tout au long du parcours client, ce qui entraîne une augmentation significative du taux de conversion et une meilleure acquisition client.
C'est la principale raison pour laquelle nous avons adopté l'Awin Mastertag. Nous avons hâte de le déployer complètement et de découvrir ensemble les premiers résultats.
En ce qui concerne l'intention d'achat et la découverte de produits, est‑ce que ces périodes de réflexion s'allongent, en raison par exemple de la pression économique ?
Ça dépend vraiment du secteur. Certains cycles de vente sont très courts. Si vous voulez que votre café soit livré demain, vous allez sur Google Shopping, vous repérez le prix le plus bas, vous achetez immédiatement.
En revanche, si vous achetez des produits de luxe, qu'il s'agisse de mode ou de produits de beauté, les cycles de vente s'allongent. Les consommateurs attendent le bon prix, la bonne réduction, le bon créneau de livraison. On observe donc beaucoup plus de points de contact tout au long du parcours client qu'auparavant, ce qui rend la découverte de produits et la personnalisation des expériences d'achat encore plus importantes.
L'autre grand changement, c'est que les LLM transforment le parcours client et la manière dont les consommateurs effectuent leur découverte de produits en ligne. Dans le mix traditionnel de l'affiliation, de nombreux éditeurs de contenu ont perdu une part importante de leur trafic. C'est quelque chose dont j'entends souvent parler ici, aux États-Unis : leurs principaux éditeurs étaient auparavant des éditeurs de contenu, mais les LLM ont profondément changé la donne. Beaucoup des éditeurs concernés ont perdu du trafic au profit des boutiques en ligne directes.
Cela signifie que ces boutiques en ligne doivent faire preuve de créativité pour apparaître dans les LLM, faute de quoi elles sont doublement perdantes : elles perdent le trafic d'affiliation provenant des éditeurs et elles n'apparaissent pas non plus dans les LLM. C'est pour cette raison qu'il est si important de disposer d'une stratégie CSS complète qui inclut Google Shopping et Bing Shopping. Dans le cas contraire, vous risquez de passer totalement à côté de ces nouvelles sources de trafic et d'opportunités de commerce en ligne.
Vous avez évoqué un certain nombre de tendances : LLM, découverte de produit. Quel est le sujet de conversation principal au bureau en ce moment ?
Je vais vous donner une réponse assez prévisible : il s'agit de l'IA. C'est le sujet récurrent, et tout le monde utilise ce terme à sa propre façon. Je ne suis pas d'accord avec toutes ces façons de voir les choses, car l'IA est presque en train de devenir une excuse pour ne plus faire correctement son travail.
Mais ce que j'ai retenu du ThinkTank d'Awin, en discutant avec les commerçants, c'est le caractère imprévisible des LLM. Beaucoup de personnes voient une grande partie de leur trafic éditeur disparaître et ont beaucoup de mal à regagner ce trafic via les LLM.
L'un des conseils que je donnerais aux marques aujourd'hui, c'est de parler aux créateurs de contenu : ce qu'il vous faut, ce sont des personnes qui disposent d'un réseau qui leur fait confiance. Si vous parvenez à générer du traffic vers votre site grâce à cette relation de confiance, vous obtenez des visiteurs qui sont beaucoup plus susceptibles d'acheter que ceux qui passent par d'autres voies, plus artificielles.
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